D. Des Chene (goclenius) wrote,
D. Des Chene
goclenius

The longest French novel

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Source: Artamène
Madeleine de Scudéry’s Artamène ou le Grand Cyrus (1649–1653) is said to be the longest novel in French. The original edition was 13,095 pages. It has now been published on line, both in facsimile and in HTML/XML. The editors promise an “encyclopédie critique” entitled « Le Monde d’Artamène »” by next fall. It promises to be very useful, not only for students of French literature, but perhaps also for philosophers working in the period who would like to see how love and jealousy or appearance and evidence figure in the literature of the period.
A sample:
Mais Seigneur, interrompit cette Princesse, cét Artamene que vous aimiez avec tant de tendresse, non seulement estoit dans le party de vos Ennemis, mais il vous arrachoit ta victoire d’entre les mains, et s’opposoit mesme à vostre amour en vous surmontant : cependant quoy qu’il vous disputast la gloire, et qu’il vous fist perdre des batailles, vous l’aimiez jusques à l’envoyer advertir des conjurations que l’on faisoit contre sa vie, et jusques à commander que l’on ne tirast point contre luy quand on le connoistroit. Depuis cela, Seigneur, il vous a redonné la liberté ; il vous a rendu ce qu’il avoit conquesté dans vos Estats, il vous a fait donner des Troupes pour vous opposer à ceux qui s’estoient sous levez contre vous ; et il vous offre un Royaume presentement, pourveû que vous luy rendiez la Princesse Mandane, dont vous ne serez jamais aimé, Tout ce que vous dites là ma Soeur, repliqua-t’il, paroist sans doute raisonnable : et il j’avois plus d’ambition que d’amour, ou pour mieux dire encore si mon amour n’estoit pas plus sorte que ma raison : il est certain que je devrois et par generosité, et par politique, et par ambition, écouter la proposition que vous me faites. Mais en l’estat où est : mon ame, il ne m’est pas possible d’y songer seulement : et je m’estonne comment la Princesse Araminte peut s’imaginer, que l’on puisse quitter si facilement ce que l’on aime : elle, dis-je, qui a eu l’équité d’aimer un Prince de qui le Pere estoit devenu ennemy declaré de sa maison.*
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*Texte en ligne :
Scudéry, Madeleine. Artamène ou le Grand Cyrus, p. 2307. In site Artamene. Institut de Littérature Française Moderne. Université de Neuchâtel. [En ligne]. http://www.artamene.org/cyrus.xml?page=2307 (page consultée le 26 Decembre 2004)
Edition de 1656 :
Scudéry, Madeleine. Artamène ou le Grand Cyrus, Paris, Augustin Courbé, 1656, partie 4, livre 2, p. 220.
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